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Coronavirus : la situation en Corée du sud, vue par Cap Corée

Coronavirus: la situation en Corée du sud

L’entrée du coronavirus sur le territoire

Le coronavirus a débarqué en Corée le 20 janvier 2020. Les coréens ont alors immédiatement pris les mesures nécessaires (à titre individuel) pour éviter de l’attraper, notamment en portant des masques (pratique très courante en Corée, que ce soit à cause de la pollution ou d’un rhume par exemple).

Le port du masque est, dès le début de l’épidémie, recommandé par le gouvernement coréen. En cas de maladie, le porteur éviterait ainsi de transmettre le Covid-19 à son entourage.

Le gouvernement met en place un plan de tests très stricts : toute personne soupçonnée de près ou de loin d’être infectée par le coronavirus devra se faire tester.

Dès les premiers cas le gouvernement a utilisé le système d’alertes et de géolocalisation de tous les téléphones. Ce système d’alerte, déjà mis en place pour toutes les catastrophes ou évènements importants (typhons, inondations, canicule…) permet d’annoncer les cas découverts à proximité de la personne qui reçoit les messages. Dans tous les messages le lien du site Internet de la mairie du quartier d’où provient le cas est donné, et sur celui-ci on retrouve l’itinéraire jour par jour des personnes infectées. On peut ainsi savoir si on a pu rencontrer des cas et se faire dépister. Certaines alertes servent aussi à retrouver des personnes qu’on sait avoir été en contact avec certains cas. Un long jeu de piste qui permet d’avoir des statistiques relativement fiables sur le nombre de cas infectés au jour le jour.

Une application qui fournit la traduction des alertes pour les non-coréanophones existe « emergency ready app ».

Tous les bâtiments fréquentés par des personnes infectées (et même les rues) sont immédiatement fermés pour être désinfectés.

Pour les touristes, depuis l’épisode du MERS en 2015 (autre forme de coronavirus), les aéroports de Corée sont tous équipés de « bureaux de quarantaine » par lesquels passent tous les voyageurs arrivant sur le sol coréen. Il s’agit de bureaux installés avant l’immigration où des agents observent les gens qui y passent (en cas de toux etc, ils sont amenés à l’hôpital pour se faire tester/soigner). Une caméra sensible à la température scrute également tous les passagers. Ces mesures étant déjà mises en place de manière permanente, elles ont été renforcées après l’arrivée du coronavirus actuel sur le territoire.

La situation a évolué doucement avec quelques nouveaux cas, tous ayant voyagé en Chine ou ayant été en contact avec des membres de leur famille qui y sont allés.

La plupart des événements ont aussi été annulés par précautions (remises de diplômes, concerts, spectacles, etc.).

 

Origine de la propagation du coronavirus

Le 18 février, soit un mois après le début de la maladie sur le territoire, le nombre de nouveaux cas est à 0 depuis quelques jours quand cela devient soudainement une épidémie au niveau national.

En cause, une coréenne membre d’une secte religieuse à Daegu. Celle-ci a eu un accident de voiture le 7 février (une autre personne a percuté l’arrière de sa voiture) qui l’a poussée à faire un check-up dans une clinique. Lors de cette visite, et parce qu’elle avait déjà quelques symptômes, le médecin lui propose de se faire tester au Covid-19, néanmoins, elle refuse. Elle se serait ensuite baladée librement dans Daegu, assistant à plusieurs messes de son église et allant déjeuner dans un grand restaurant buffet avec une amie. Cette coréenne a également visité le quartier général de l’entreprise pour laquelle elle travaille située à Gangnam (Séoul). Elle est retournée dans une clinique le 17 février pour des symptômes de pneumonie avancée, et malgré son refus, le personnel soignant l’a obligée à se faire tester. Test qui se révèle positif….

D’autres scandales liés à des membres de la même secte ont éclaté par la suite, ceux-ci continuant leurs activités quotidiennes sans auto-quarantaine et sans se faire tester. Il a été révélé qu’un groupe des leurs a également suivi un séminaire à Wuhan en janvier. La secte comptant approximativement 250 000 fidèles, il est estimé que plus de 60% des cas de Corée du Sud sont liés à celle-ci.

 

Réaction du gouvernement

La secte dont elle fait partie souffrant d’une très mauvaise image en Corée du Sud, les membres ayant été en contact avec cette patiente se sont pour la plupart cachés des services sanitaires, obligeant le gouvernement à un grand jeu du chat et de la souris pour retrouver les personnes potentiellement infectées et les tester.

Les mesures prises se sont durcies en même temps que le nombre de patients ne cessait d’augmenter de manière très significative. Le gouvernement a incité tous ceux qui le pouvaient à faire du télétravail, et tout cas suspect devait se mettre en auto-quarantaine pendant 14 jours. Cela incluait les gens qui avaient par exemple travaillé dans le même immeuble qu’une personne infectée (même si ce n’était pas le même étage).

Les rassemblements sont interdits.

Les crèches et écoles maternelles ont fermé. La rentrée académique prévue le 2 mars est repoussée au 16 mars.

De plus, suite à la pénurie de masques, le gouvernement a mis en place un nouveau système de rationnement de ceux-ci. Chaque adhérent possédant l’assurance nationale (coréens et étrangers) peut acheter deux masques par semaine sur des jours dédiés (du lundi au vendredi selon l’année de naissance et librement le week-end). Toutefois, il faut impérativement être munis de sa carte d’identité coréenne (alien card) pour que les pharmaciens enregistrent l’achat sur la base de données nationale et éviter ainsi que des personnes achètent plusieurs fois des masques.

Certains arrondissements de Séoul ont également fait des dons de masques à des communautés (groupe d’appartements, dispensaires qui redistribuent aux femmes enceintes ou personnes âgées, etc.). Par ailleurs, la ville de Daegu a fait plusieurs dons de masques dans la rue directement à l’aide de camions. Étant la zone la plus touchée ce sont eux qui ont été le plus mobilisés.

Tout le personnel soignant possède les masques et équipements nécessaires pour être en sécurité.

Pour assurer le stock de masques il est également interdit, depuis le début de l’épidémie en Chine, d’envoyer à l’étranger des masques, du gel hydroalcoolique et des lingettes désinfectantes à l’alcool. Cette mesure est aussi destinée à éviter la contrebande.

 

Reproches au gouvernement

Le reproche principal des coréens à l’encontre du gouvernement est de ne pas avoir fermé les frontières avec la Chine dès le début de l’épidémie. Cependant on se rend compte maintenant que la secte Shincheonji à l’origine de la grande propagation serait tout de même revenue en Corée si ça avait été le cas.

Le deuxième reproche est l’accès aux masques, le rationnement de 2 masques par semaine actuellement étant plus faible que les besoins de la population (il faut normalement changer de masque tous les jours voir plusieurs par jour si on est sur un environnement à risque).

Une certaine inégalité selon les régions également, certains quartiers offrent des masques, d’autres non.

En ce qui concerne les étrangers possédant un visa vacances-travail et certains étudiants qui ne sont pas inscrits à l’assurance nationale, il est très difficile également de se procurer des masques. La vente rationnée en pharmacie étant réservée aux personnes inscrites à l’assurance nationale.

 

Pour les touristes qui viennent en Corée du Sud

Le gouvernement coréen a interdit les touristes ayant voyagé à Wuhan de rentrer sur le territoire sud-coréen. Il a également mis en place son propre système de « quarantaine légère » sous la forme d’une application. Toute personne suspectée d’avoir pu attraper la maladie devait télécharger une application et y noter chaque jour sa température et d’éventuels symptômes. Si l’application n’est pas remplie, les personnes encourent des sanctions.

Il est également fortement recommandé de rester confiné pendant 14 jours après tout voyage dans des zones à risques. Cependant, le suivi étant assez léger, il a été laissé à la bonne conscience de chaque individu de le réaliser.

 

Les dispositifs mis en place pour faire les tests

La Corée du Sud est le premier pays à avoir lancé des « drive-test », des tentes installées sur des parkings qui permettent aux personnes devant se faire tester de ne pas sortir de leur voiture.

Toute personne avec de la fièvre doit se rendre à un hôpital habilité à gérer le coronavirus. Avant d’entrer dans ces hôpitaux, on effectue un test obligatoire dans des tentes à l’extérieur.

En ce qui concerne le confinement volontaire, il a été relativement bien respecté les premières semaines. Des quartiers très animés comme Hongdae gardaient leurs commerces ouverts et les gens s’y déplaçaient avec des masques. Les petits quartiers, petites rues ont quant à eux dû fermer provisoirement suite à la baisse d’affluence (de 70 à 90% selon les quartiers). Cela reste des fermetures « volontaires » des commerçants qui estiment que rester ouvert leur coûte plus cher que d’ouvrir, et non pas une mesure gouvernementale.

A savoir : les tests et traitements pour le coronavirus sont à 100% pris en charge par l’Etat coréen, y compris pour les étrangers (en situation régulière, ou non).

 

Actuellement

Depuis quelques jours, l’affluence remonte la pente doucement, même si la fréquentation est loin d’être aussi haute qu’en temps normal, nous sommes entre 40 et 60% selon les jours et les heures.

Les lieux touristiques (notamment les palais) restent pour la plupart ouverts, mais sans visite guidée, seuls les musées nationaux ont fermé jusqu’à nouvel ordre. Tous ces lieux sont vides, sauf le week-end où quelques coréens sortent en famille ou entre amis, toujours avec un masque.

Dans le pays quelques temples ont choisi également de fermer leurs portes mais ils sont rares. Le village Hahoe à Andong (UNESCO) est quant à lui fermé jusqu’à nouvel ordre pour les touristes. Certaines zones (notamment les petites îles accessibles avec un pont) restreignent l’accès aux personnes avec de la fièvre (contrôle de température sur les routes).

Malgré cela, il est encore tout à fait possible de se déplacer librement, mais la plupart de la population se restreint d’elle-même.

Cela fait maintenant quelques jours que le niveau de contaminations a baissé (le pic ayant été 900 cas en une journée). Nous sommes entre 80 et 150 cas par jour, avec une hausse importante du nombre de personnes guéries (il faut vraisemblablement entre 15 et 20 jours pour se rétablir), avec plus de 400 personnes guéries sur la journée d’aujourd’hui (19 mars 2020).

 

Coronavirus: en ce qui nous concerne

(et les petites entreprises en général) :

Le statut des petits commerces est évidemment très compliqué. Avec des comptes financiers sur le fil, l’équilibre est vite rompu en cas de baisse de chiffre d’affaire soudaine et importante. Nous souhaitons être transparents avec nos clients et avec ceux qui nous liront, car quelle que soit la position de chacun cette situation est difficile pour tous.

Notre grosse difficulté a été de gérer les demandes d’annulation et remboursement à 100% des voyages.

Il faut prendre en compte qu’un voyage ce n’est pas uniquement réserver des hôtels et accueillir les voyageurs. Ce sont aussi des heures de préparation de documents, des heures au téléphone pour les réservations (hôtels et activités), gestion de l’emploi du temps et du personnel accompagnant les voyageurs sur place.

Dans un souci organisationnel, la plupart de nos documents sont prêts plusieurs mois avant l’arrivée d’un voyageur.

Ces documents sont la force de notre agence et impliquent du temps de préparation et donc de l’argent (du personnel est rémunéré pour ce travail bien évidemment). Il faut compter aussi les heures passées à réserver les hôtels et activités par une autre personne. Rembourser à 100% un voyageur nous coûte donc plus d’argent que celui-ci n’a payé puisque de notre côté une partie des frais aura déjà été engagée au moment de l’annulation. Sans compter nos charges fixes matérielles (loyer du bureau, impression des documents, électricité, etc.).

Nous sommes tout à fait conscients du fait que du côté des voyageurs ne pas se faire rembourser un voyage à 100% est extrêmement frustrant. Cependant, de notre côté, il ne s’agissait ni plus ni moins que de survie. Nous espérions évidemment que la crise durerait le moins de temps possible et que toute la saison du printemps ne serait pas touchée. Malheureusement nous devons maintenant nous rendre à l’évidence et nous mettons tout en place pour que les voyageurs puissent revenir dès cet été si les conditions s’y prêtent.

 

Comment Capcorée a réagi et quelles solutions nous avons mis en place ?

Nous avons commencé à répondre aux e-mails de voyageurs inquiets dès le 1er cas connu en Corée.

Puis nous avons contacté aussi rapidement que possible tous nos voyageurs prévus pour mars-avril-mai et les avons encouragés un maximum à reporter leur voyage. De ce fait, nous n’avons accueillis aucun voyageur en mars et n’en auront pas non plus en avril. Cette anticipation permet d’éviter que, suite à l’évolution de la propagation du Covid-19 dans le monde, des voyageurs soient bloqués en Corée du sud sans pouvoir retourner dans leur pays.

Nous suivons également les recommandations du gouvernement français qui, récemment, et dans cette situation de risque de faillite majeure des entreprises de tourisme a validé la proposition de report sous forme d’un à-valoir comme meilleure alternative dans l’état actuel des choses.

En effet, le remboursement à 100% de plusieurs voyages nous aurait poussé à la faillite dès le mois d’avril. Heureusement, une grande partie de nos voyageurs souhaitant vivement venir en Corée ont accepté le report de leurs voyages. Notre équipe a également accepté dans son intégralité de baisser drastiquement tous les salaires (baisse à 70% de la masse salariale et ce pour plusieurs mois) pour pouvoir survivre au « creux de la vague » et pouvoir accueillir en été ou en automne les voyageurs ayant reporté leurs séjours.  Tout ceci nous a permis de trouver un équilibre, certes très précaire, mais qui nous maintient en vie pour le moment.

En ce qui concerne le gouvernement coréen, pour l’instant aucune aide financière n’a été mise en place pour les petites entreprises comme la nôtre.

Du côté de Cap Corée nous sommes tous toujours mobilisés dans la gestion des voyages reportés, et nous répondons également toujours aux nouvelles demandes pour 2020 et même 2021.

Il est important de noter que si nos entreprises peuvent vivre c’est uniquement grâce à vous, voyageurs. Nous espérons donc que vous n’hésiterez pas à repartir en voyage bientôt, dès que la situation se sera apaisée.

Et pour nous aider… le plus tôt sera le mieux. Nous comptons sur votre soutien pour continuer à avancer avec cette petite entreprise qui nous est chère.

 

En conclusion

Au nom de toutes les petites structures de tourisme comme la nôtre, nous voulons vous certifier que cette situation nous touche et nous inquiète autant que vous. Nous voulons aussi rappeler notre soutien à tous ceux qui traversent, comme nous, cette crise sanitaire et économique sans précédent sur notre siècle.

Nous avons aussi une pensée émue pour tous les soignants qui se battent aujourd’hui dans le monde pour sauver des vies et qui risquent leur santé, leur vie, mettent de côté leur famille pour pouvoir prendre en charge les malades et qui les accompagnent parfois dans leurs derniers instants.

En tant qu’agence francophone nous regardons toujours de très près ce qui se passe en France et nous sommes évidemment tous inquiets pour nos proches. Nous ne pouvons que vous appeler, vous qui avez lu jusque-là (merci !), à rester chez vous pour quelque temps. Le confinement permettra, nous l’espérons, de passer plus rapidement sur cette crise et surtout de sauver des vies.

Enfin, merci à toutes les personnes qui nous ont soutenu, merci à tous ceux qui nous ont envoyé des messages (collaborateurs, voyageurs, lecteurs de nos réseaux sociaux…) de soutien, qui ont cherché (et cherchent toujours) des solutions pour nous.

Cap Corée est avant tout une équipe de passionnés, très soudée, qui cherche à faire découvrir la beauté de la Corée du Sud dans les meilleures conditions possibles. Nous aimons notre agence, nos partenaires et nos voyageurs. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour remonter la superbe pente sur laquelle nous étions lancés en 2019.

Merci.